Les Inrocks Lab // Interview de Young Michelin

Young Michelin distille une pop punk décalée comme la rencontre de The Cure avec Boris Vian. Le collectif évoque pour nous les guitares qui font kling-klang, la boum de Séverine et Bernard Menez en 4 L. En voiture Simone!

Vous êtes le coup de cœur CQFD du mois d’Avril de Julien Doré. Ca fait plaisir?

Et bien oui ! Il faut croire que c’est un homme de goût et je suis sur que derrière le personnage foufou se cache l’âme d’un vrai poète.

C’est quoi la petite histoire de Young Michelin?

Nous nous sommes rencontré à la communion d’un ami commun, ou à la chorale de la paroisse de Nandax, à moins que ce ne fusse à la boum de Séverine? Je ne sais plus. Ce que je sais c’est que l’on s’est tout de suite bien entendu car nous étions les seuls à ne pas aimer le Malibu ananas et à ne pas danser de slow, on avait aussi le même sous pull à large bande. Ça crée des liens.

Quelles sont vos influences avouables et inavouables?

Jamais d’influences inavouables! Il faut tout assumer et il n’y a pas de musique honteuse, donc en vrac:
The Pastels, Buzzcocks, les premiers The Cure, The Wake, The Vaselines, Jesus and Mary Chain, les Olivensteins, The Nipples Erectors, the Field Mice, François de Roubaix, Yves Simon, The Pogues, Jacno, Kraftwerk, les Dogs, Shop Assistants, Talulah Gosh, Boris Vian…

D’où vient votre univers, qu’est-ce qui vous inspire pour écrire?

Les petits chemins de campagne au printemps, l’odeur de la pluie sur le bitume, les orages, les nuages, les arcs en ciel, les filles qui nous font souffrir (elles savent bien faire…), le souvenir des bonheurs perdus, les pédales fuzz, les guitares qui font kling klang, la réverbération, les copains, le vin, les jolies mélodies, la tristesse de savoir que tout est fini, l’envie d’être heureux à nouveau, la mort, les motos.

Quoi de prévu  pour vous après ce premier EP?

On est en train de préparer un album je pense. Doucement mais surement, on se presse pas, on a mis la barre haute avec les premiers titres et on a envie de faire que des très chouettes chansons. Pas de remplissage, des mélodies pour les chairs sensibles. On travail aussi la scène, on essaye de s’améliorer et rendre justice aux compositions, il nous faut garder leur aspect fragile, aérien, mélancolique .

Vous proposiez sur CQFD de faire gagner une Méhari série spécial Julien Doré, pour trois de vos 45 tours achetés. Ca tient toujours? 

Oui bien-sûr, pas de paroles en l’air chez Young Michelin, on est en train d’en retaper une demie douzaine, acheté en l’état sur Ebay. C’est un peu fastidieux car nous ne sommes pas trop doués en mécanique…Au final elles ressembleront peut être plus à des pédalos qu’à des Méharis.

Quizz Minute

Et oui c’est la Quizz malheureusement…

 Pourquoi « Young » et pourquoi « Michelin »?

Ca sonne bien, doux. Anglais pour le « Young », l’essence de la musique de YM, et « Michelin », un très vieux prénom français, pour les textes chantés dans la langue de Guy Ernest.

On a échappé à quoi comme autre nom de groupe?

Je ne peux pas le dire car on va se les faire piquer, j’ai une réserve de noms de groupes tout à fait stupéfiants que je garde dans un coffre fort, je peux vous en dire quelques un quand même allez: « Teenage Firestone », « Los jovenes Good year », « Pneumatic youth », « Nunc est Bibendum ».

 Ça veut dire quoi selon vous cqfd?

Ce Qu’il Fallait lui Dire.

Plutôt Alain Delon dans une méhari ou Goldorak en 3d dans l’ascenseur?

Bernard Menez dans une 4L…

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